Près de 9 actifs sur 10 interagissent avec LinkedIn. À peine un dirigeant sur quatre y publie. Vous voyez le problème?
Be Social gère la prise de parole de plusieurs dirigeants et décideurs sur ce réseau. Le frein numéro un que nous entendons ? « Je n’ai rien d’intéressant à dire. » Sa variante : « Je n’ai pas le temps. ». On vous explique pourquoi ces excuses sont confortables, mais coûtent cher, si vous souhaitez asseoir votre audience et vous créer une réputation, chiffres et bonnes pratiques à l’appui.
Pourquoi le silence n’est plus une option
Les chiffres sont éloquents : celles et ceux qui prennent la parole gagnent en moyenne 15,5 % d’abonnés actifs et 23,4 % d’engagement en plus.
Et un nouveau venu s’est invité dans l’équation: selon une étude de Semrush France relayée par BDM, LinkedIn est désormais la première source citée par les IA génératives. Ne pas y être, ce n’est plus seulement devenir invisible pour vos clients, c’est devenir invisible pour les machines qui les renseignent.
Pour une PME, ça change la donne : la prise de parole du dirigeant n’est plus un supplément d’âme. C’est devenu aussi stratégique que votre site web ou votre référencement naturel.
Le piège: en faire une vitrine promotionnelle
La tentation classique: utiliser LinkedIn comme relais, un endroit où l’on pousse un communiqué de presse ou un lien vers un article déjà publié ailleurs. Je le vois régulièrement, et ça ne fonctionne pas.
LinkedIn marche dans l’autre sens: c’est la première plateforme où l’on communique, celle qui vous rapporte ensuite des prises de contact, avec des journalistes, des institutions, des partenaires. Pas l’inverse. Le réseau doit être la source, jamais la vitrine. A l’instar du travail que nous effectuons avec notamment Christophe Clivaz, conseiller national (Les Vert·e·s), sur sa page Linkedin. Après une prise de parole au parlement, un vote, une décision, il est capital de publier rapidement, que ce soit une prise de position engageante. Et cela fonctionne. Les médias sont friants de témoignages ou de coups de gueule, pour étayer leurs articles.
Ce qui marche, concrètement
Trois règles simples. Le plus dur, c’est de les tenir dans la durée.
- Deux ou trois thèmes maximum, sur lesquels vous avez un vrai avis d’expert. Pas besoin de parler de tout : la crédibilité vient de la répétition d’un point de vue reconnaissable, pas de la diversité des sujets.
- Deux à trois publications par semaine, régulièrement. Un rythme tenable sur la durée vaut mieux qu’une rafale suivie de trois mois de silence.
- Un objectif : déclencher des commentaires — si possible venant de gens qui ne sont ni vos salariés, ni vos collègues. Les publications qui génèrent des commentaires sont celles que l’algorithme porte le plus. Le like ne suffit pas.
Ce que ça veut dire pour votre PME
La question n’est plus « Dois-je être sur LinkedIn ? » mais « Qui, chez moi, doit y prendre la parole, et sur quoi ? ». Trouver les deux ou trois thèmes légitimes, tenir un rythme, ne pas confondre prise de parole et relais promotionnel. En tant que dirigeant·e, vous êtes le meilleure influenceur de votre entreprise, mais à condition de faire valoir votre expertise métier, votre capacité d’analyse, votre prise de hauteur. D’être intéressant·e, quoi !
En bref
Prendre la parole sur LinkedIn c’est un levier de visibilité auprès de vos clients, et désormais auprès des IA génératives qui les renseignent. La méthode n’a rien de sorcier: de la régularité, un vrai point de vue, et l’envie de provoquer la conversation plutôt que de faire de la promotion.
Magali Chopard Di Marco
Fondatrice Be Social